Archive pour 'love'

Kinou déménage

Mon chéri, moitié Normand, moitié geek, m’a relookée.

Enfin, il ne m’a pas relookée moi personnellement. Chuis déjà au summum de la classe (en toute modestie).

Il m’a créé un tout nouveau site, tout beau, tout neuf. Et j’ai même pas eu besoin de lui tailler une pipe. (pourvu que ma mère ne lise pas ce blog) (ni ma belle-maman, d’ailleurs) (ni mes élèves) (et encore moins le proviseur)…

Si tu veux toujours suivre mes aventures, c’est par là qu’ça passe—> www.kinouzeprof.com

Et n’hésite pas à complimenter Chéri pour son travail et le design, il raffole de ça, Chéri, les compliments (entre autres choses, hum…). Pas un truc bien compliqué hein, mais un « Bravo M’sieur Kinou, wouah ton site déchire sa maman ! » lui fera extrêment plaisir (et quand M’sieur Kinou est content, c’est la fête à la maison !  (enfin, surtout dans l’plumard) (ouais, chuis en mode chaudasse aujourd’hui, je reviens d’un conseil de classe) (aucune corrélation, hein ! ))

Bref, en clair schématiquement, au plus tu le complimentes–> au plus gonfles son égo, et donc –> il est content –>il me fait partager son exaltation –> (partie censurée)–>Kinou est extasiée –> tout ça grâce à toi.

(ouais, j’ai fait psychologie masculine en option à la fac) ^^

 A bientôt !!!

Chaud cacao

Je viens de vivre la journée la plus improbable de ma vie.

D’une, parce que je suis arrivée au travail avec 2 heures d’avance à mon cours pour trainer sur ventes-privées bosser.

De deux, parce que je n’ai pas mangé un seul carré de chocolat de la journée.

(Ce qui est un exploit pour ceux qui connaissent mon addiction au chocolat.)

( Ma trousse en est la preuve même)

milka.bmp

Et donc aujourd’hui, un élève me dit qu’il a compris le message subliminal de la trousse Milka et qu’ils sont en train de concocter ZE surprise pour Noël.

- Euh, tu comptes quand même pas ramener LA vache Milka de la télé quand même, hein ? (parce que je suis pas sûre que le proviseur, il serait d’accord)

- Non, non… Quoiqu’en même temps, ça pourrait être sympa… Tout ce que j’peux vous dire, c’est qu’on est en train de monter un truc énorme pour vous.

- Enfin pas trop énorme non plus, parce que j’ai pas trop de thunes, dit un autre élève en rigolant.

J’ai pas osé leur dire que j’étais au régime.

Puis, quelques minutes plus tard, un élève me donne une feuille.

-Tenez Madame, c’est pour vous.

photo0172.jpg

Je déplie la feuille, m’attendant à trouver une prose louant mes qualités d’enseignante, que je suis devenue son gourou spirituel, me faisant la promesse éternelle de ne plus jamais prophérer de blasphèmes sur la langue de Shakespeare, bannissant les « De toute façon, l’anglais ça sert à rien ! » et autre « J’m'en bats les couilles des verbes irréguliers ! »

Limite il va être de mon devoir de le dissuader de se tatouer sur l’avant-bras « Je kiffe grave ma prof d’anglais  »

hearttattoo24.jpg

 

J’ouvre, et…

 

photo0173.jpg

 

( Je fais bien la prof qui rumine et qui masque sa déception, non ?)

Du coup, je ne sais pas comment je dois le prendre : est-ce une invitation à jouer à Mario Party après les cours ? Me suggère t-il de me laisser pousser la moustache ? De troquer mes jupes contre une bonne vieille salopette ?

Je rentre chez moi, perdue dans mes pensées, tentant en vain de décrypter le message caché derrière ce dessin, quand mon portable sonne.

- Bonjour, je suis bien chez Trucbidulle ?

- Non, vous faites erreur.

- Ah. Parce que c’est la centrale qui m’a donné votre numéro de téléphone.

- Ils ont dû faire erreur. Au revoir Monsieur.

- C’est bizarre quand même… Vous êtes de quelle région ?

- De Bretagne.

- De Bretagne ? Parce que je dois appeler une personne en Ardèche.

- Ah ok.

- Bon ben je vais rappeler la centrale alors…Bonne soirée. Et désolé pour le dérangement.

- C’est pas grave. Au revoir !

5 minutes + tard, je reçois un SMS.

« Dsl pr talr javai inversè 2 num, vs avez 1 belle voix au fone, jsui pa contre 2 faire connaissance… Moi c Rayan 2 marseille et vous ? »

 » Moi, c’est mariée avec 3 enfants »

Depuis, plus de nouvelles…

 

Dommage, j’aurais bien aimé lui demander comment interpréter l’oeuvre iconographique de mon élève.

Le jour où j’ai dit Oui

27 août 2011.

Maquillage, c’est fait.

Coiffure, c’est fait.

Robe et petit bijou de peau, c’est fait aussi. dsc2340.jpg

(Il faut juste que je reste en apné toute la journée si je ne veux pas que les coutures partent en vrille. Voilà ce qui arrive quand on achète sa robe 9 mois à l’avance et que ma prise de poids est sponsorisée par Nutella )

Reste plus qu’à dire « Oui »…

Moi qui n’aime pas être au centre de l’attention (à part pour me la péter sur mon estrade devant mon tableau blanc), aujourdhui je ne vais pas pouvoir y couper.

C’est impressionnant d’arriver devant la mairie et que tous les invités ont les yeux rivés sur ma robe et moi. Pendant une fraction de secondes, je sais ce que ressent Bono lors de son concert au stade de France rempli de fans en transe.

Bon, mes fans à moi, ils ne sont pas en transe. Ils ne se crêpent même pas le chignon pour être le premier à poser auprès de moi.  Pfff, les invités de nos jours, j’vous jure…

Allez hop, c’est parti pour un tour de bises, je suis sur mon petit nuage, je ne veux pas que cette journée s’arrête.

Puis vient le maire qui nous indique qu’il est temps de passer aux choses sérieuses. Je lui chuchotte que ma Best, une de mes témoins, est bloquée sur le périph’ et qu’elle risque d’arriver en retard…

Le maire salue l’assemblée d’un bonjour. Ma fille, que j’ai élevée dans la politesse absolue, lui retourne d’une voix forte et enjouée son bonjour, ce qui ne manque pas de faire rire tout le monde. S’ensuit le speech du maire avec un nouvel article obligatoire  sur les crédits. Ca me rappelle mes cours de sciences physiques au collège/lycée où j’avais beau me concentrer, je ne comprenais pas un traitre mot du baratin du prof. Dommage que j’ai pas emmené la DS de Doudou, tiens. Je me serai bien fait un ptit Tétris en attendant qu’il ait fini son discours.

Du coup, je regarde mes ongles. Ma French est trop belle. J’aimerais bien me retourner vers les gens et leur montrer mes ongles tout beaux. Chéri me fait des sourires de temps en temps. J’ai mis un sticker « oui » sur l’annulaire gauche, pour être sûre qu’il ne se trompe pas de doigt.

C’est le moment de signer, je vais pouvoir apposer ma nouvelle signature (des mois d’entraînement tout de même!) Chéri m’embrasse, notre premier baiser en tant qu’époux… Mmmmmmmm…. Les gens se lèvent pour quitter la salle quand arrive ma Best, sous les applaudissements de l’assemblée.

Comment elle me vole trop la vedette !!!

Le maire lui fait signer l’acte, cette fois, on peut y aller. Direction l’église.

chaiseeglise.jpg

 Agnès, notre chanteuse (dont on aperçoit un délicat mollet sur la photo), entonne Allelujah de Jeff Buckley. Mon frère me conduit à l’autel, « Arrête de trembler ! »que je l’engueule silencieusement, tout en souriant aux gens. La cérémonie se poursuit solennellement, avec beaucoup d’émotion ( émotion quintuplée quand je m’aperçois que 2 fautes d’orthographe se sont glissées dans nos livrets de messe…(D’ailleurs, sachant à quel point c’est galère de créer un livret de messe, notre maquette -fautes d’orthographe incluses- est dispo en MP  emoticone))

Nous remercions le prêtre à l’issue de la messe quand Omar Doudou m’a tuer. So cute dans son mini costume de marié, il se dirige vers le prêtre:

- Monsieur le prêtre, est-ce que Dieu, il existe ?

Cette magnifique journée se sera achevée sur une réception à la hauteur de mes attentes. Animations, repas, ambiance, musique, tout a été parfait. L’histoire ne retiendra pas que la Best aura cherché sa route pendant 2 heures pour nous rejoindre au Vin d’Honneur…

table.jpg

Notre urne-paillote confectionnée par nos ptites mains :

urne.jpg

 

On m’avait dit que cette journée passerait à vitesse grand V.

Par contre, c’est quand tout retombe que ça devient plus dur. C’est un peu comme quand tu viens d’accoucher. Tu es à la fois heureuse et tu ne peux t’empêcher de braire sans raison. Le baby wedding blues, en quelque sorte.

Une journée qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.

 

 

Coach en tout genre…

Chéri et moi allons nous marier en août. (D’ailleurs, ça ne m’étonnerait pas qu’il y ait une vague de suicides ce jour-là)

Du coup, à la demande du prêtre qui va nous unir, on s’est fait coacher par un couple qui a 38 ans de mariage derrière lui et dont le but était de nous montrer que se marier, c’est vachement cool, mais punaise, c’est pas rose tous les jours.

Au début, Chéri et moi, on était hyper enthousiastes de pouvoir échanger avec un couple de survivants vétérans du mariage, espérant qu’ils allaient nous transmettre leur recette miracle de longévité. Et surtout, qu’on serait leurs tits chouchous face aux autres couples qu’ils sont chargés de coacher également.

1ère entrevue, chez eux, au bout de 5 minutes:

Madame Coach: – Ah mais vous savez, nous, on n’a jamais demandé à avoir autant de couples à coacher, hein. C’est le prêtre qui nous les a tous collés, alors que pourtant, il y avait un autre couple pour vous coacher habitant dans la même rue que la vôtre ! Ca fait 4  soirs de suite qu’on reçoit des futurs mariés, on n’en peut plus !

Monsieur Coach: Bon, allez, dites-moi ce que sont les 4 piliers du mariage ?

Nous: Euh…. Fidélité…Amour…Sincérité….et Repassage Popotte Sexualité ?

Monsieur Coach: Fidélité, oui. Fécondité aussi.

( Chéri, chuchotant): Oui, ben pour féconder, faut bien s’entrainer avant….

Monsieur Coach: Il y a aussi la Liberté et…

Moi: L’égalité ?

 Monsieur Coach, roulant des yeux sous sa calvitie: Noooon. Le dernier pilier, c’est l’indussolibilité. Bon maintenant, faut pas vous voiler la face, hein, mais le mariage, ce n’est pas aussi génial que ça puisse paraître. Là, vous êtes encore dans la phase fusionnelle qui dure 3 ans. Mais après ? hein ? Ah eh puis, méfiez-vous: un couple qui ne se dispute jamais, c’est pas bon, car ça veut dire qu’il y en a toujours un qui s’écrase, et le même qui fait des concessions. Bon, et sinon, on va faire une photo de vous, car on collectionne les photos de tous les couples que nous accompagnons, et ensuite, vous me direz le métier que vous faites, car si je vous croise dans la rue dans un an, je ne me rappellerai pas de votre prénom. Par contre, je me souviendrai de votre métier. Je me rappelle toujours des gens grâce à la fonction professionnelle qu’ils occupent.

- Ben moi, je suis informaticien.

- Et moi, je suis prof.

Monsieur coach: – Dans ma vie, j’ai beaucoup côtoyé des gens haut placés: des juges d’instruction, des présidents d’université…

(En gros, à ses yeux, on était des cassos.)

Chose qui s’est confirmée lors du second entretien, un mois plus tard:

- Bon alors, toi, tu es électricien, si je me rappelle bien ?

- Non, je suis informaticien.

- Ouais, bon, c’est pareil. Et toi, tu fais quoi déjà ?

- Je suis prof.

- Prof où ça ? Dans un lycée privé du centre-ville ? Prof d’université ?

- Non. En lycée pro.

- Ah. Bon. Bref. Aujourd’hui, on va aborder le thème de la fidélité. Il y a longtemps, j’ai connu un PDG qui était directeur d’une grande radio nationale. Europe1. Il avait réussi sa carrière, avait eu un beau mariage, de beaux enfants qui ont bien réussi socialement. Tout était parfait, mais il était très pris par son travail. Un jour, alors qu’il se promenait avec sa femme dans un parc, celle-ci lui avoue qu’elle le trompe depuis plusieurs mois, mais qu’elle a rompu avec son amant. Et vous savez quelle réaction le PDG d’Europe 1 a eue ?

 Moi – Heu…Il l’a lapidée ? Pire encore, il lui a découpé sa carte bleue ?

- En fait, il s’est mis à genoux et lui a demandé pardon.

Nous: – HEIN ???

- Ben oui, le fautif, ce n’est pas seulement celui qui commet l’adultère. C’est aussi celui qui a poussé son conjoint(e) à le faire, en le/la négligeant, par exemple. Et depuis, je peux vous dire qu’ils sont toujours ensemble. Le pardon a une place importante au sein du couple.

Ben moi, mon Chéri, je veux bien lui pardonner de ne pas aimer James Blunt, de me réveiller à 6h30 même en week-end parce que son horloge biologique est réglée sur ce ( putain de ) 6h30 7j/7, de m’embrasser alors qu’il vient de boire du Coca et que j’aime pas cette boisson. Par contre, si  Chéri a le gêne DSK en lui et qu’il tente ne serait-ce que de poser ses mains sur une paire de fesses qui ne figurent pas sur MON anatomie, c’est à grands coups de Kalachnikov sur une partie de SON anatomie que je vais lui pardonner…

Mais, Madame Coach me tire de mes pensées :

- Ben dites donc, heureusement que vous vous mariez dans le coin, car si ça avait été trop loin, nous ne pourrions pas venir à votre cérémonie.

Chéri et moi nous échangeons un regard entendu, accompagné d’un dialogue télépathique entre nous :

- T’as vu l’autre comment elle se tape en l’incruste à notre mariage !

- Oui ! Mais même pas en rêve !

- Je t’aime chéri.

- Moi aussi mon coeur. J’ai hâte que cette soirée se termine et qu’on rentre à la maison. En plus, ton jean, il te fait un cul de ouf !

- Arrêteuh, que je lui réponds en roucoulant silencieusement. (En même temps, c’est vrai qu’il me fait un cul de ouf, ce jean ! )

Bon, la suite, c’est censuré car c’est pas un blog de charme non plus, hein.

De toute façon, nos 2 coaches interrompent notre coït télépathique :

- Monsieur coach: Bon,ben, on va s’faire un p’tit Notre Père, hein, avant de s’en aller. Notre Père, qui êtes aux Cieux…

Et là, j’ai halluciné, mais Monsieur Coach, j’ai bien vu qu’il ouvrait les yeux de temps en temps et nous observait à la dérobée pour voir si on connaissait par coeur notre prière.

Puis, un autre moment de prière finale, improvisée par Madame Coach:

- Seigneur, nous te prions d’accompagner Gwendal et..

- Non, c’est Gwenaël moi.

- Ah pardon. Seigneur, nous te prions d’accompagner Gwenaël et Nadège…

- Non, moi c’est Kinou.

- Oups, désolée, Gwenaël et Kinou…euh…que tu les prennes sous ton aile….et…euh…que tu les guides….dans leur parcours marital…

- Monsieur Coach (impatient et agacé): Amen.

 Amen.

Ah merde, oui plutôt…

Luis, le joggeur

 Voilà l’été qui arrive, avec son lot de coups de soleil, de jupes, et surtout de kilos d’hiver dont il faut se débarasser.

Le verdict de mon pèse-personne est sans appel :

Luis, le joggeur  dans Bordel de crotte de zut ! va_courrir2

Ca tombe bien, il y a un parc près de chez moi, ni une , ni deux, j’enfile mon survêt et une paire de baskets, et zou, la taille 38 ne sera bientôt plus un rêve !

Malgré la musique entraînante de mon MP3, la remise en marche de ma carcasse est un peu pataude et les premières foulées sont raides. On dirait un cyborg en train de courir avec un manche à balai coincé dans le cul. J’entame mon cinquième premier kilomètre quand j’entends les pas d’un joggeur derrière moi. Quand je ralentis, il ralentit, quand j’accélère, il accélère.

Soudain, il s’écrie: “BRAVO!”

    Hein ? je fais, le souffle coupé.

    Bravo, tou cours muy bieñ. 

    Merci.

Yé m’appelle Luis.

 Contente pour vous.

Je rebranche mon MP3, mais le joggeur, Luís, continue son monologue en adaptant son allure à la mienne.

    Tou sais, tou dois inspirer, expirer, si tou cours deux ou trois fois par semaine, tou ne sentiras plou la douleur. Tou as déjà couru à des marathons ?

     Non, jamais.

     La vie est vraiment pleine de sourprises ! Yé cours et yé té vois. Ma tou es vraiment souperbe !

Pause: j’aimerais tellement vous dire que ce monsieur était d’une précision redoutable, mais regardez-moi, en train de suffoquer comme un bœuf en chaleur, suant de partout même des sourcils, les joues en feu, un fin filet de morve pendant au nez que je ravale dans un raclement de gorge, alors force est de reconnaître que l’on fait plus facilement sexy dans le genre !

    Et ta cheveloure, elle est magnifique!

    Oui, mes trois enfants ont les mêmes cheveux que moi.

    Wouah, bravo, trois enfants et tou cours toujours comme oun lapine ! Muy bieñ, muy bieñ. Yé viens courir ici tous les dimanches, on pourrait courir ensemble si tou veux.

    Non, sans façon merci, je suis overbookée en ce moment.

    Ma tou fais quoi?

    Je suis prof d’anglais.

    Ma tou es en vacances alora ! Muy bieñ ! Tou sais, yé suis Mexicain, y dans mon pays, on admire la cheveloure des femmes. C’est la première chose que yé vou chez toi, me dit-il en fixant ma poitrine qui ballotait à chacune de mes foulées.

Il poursuit tandis que je scrute des yeux un raccourci pour regagner mon véhicule au plus vite.

    Dans mon pays, on dit qué lé passé c’est l’histoire, lé foutour c’est lé mystère, et lé présent c’est oun cadeau, la preuve yé souis ici avec toi.

    Héhé, et dans mon pays, on dit “il ne faut pas abuser des bonnes choses”, alors adios!

    Yé souis sour qué tou es oun personne très optimiste, tou souris tout le temps.

    Je ne souris pas là, je suis crispée à cause d’un point de côté !

    Tou veux qué j’appouie?

    Grrr bas les pattes! Ca va, c’est passé.

    Tou sais, la respiracione, c’est très important. Tou peux courir 20 kilomètres si tou ventiles bien, ça s’appelle la “respiracione contrôlée”. Tou passe par le ventre. C’est bon pour lé mental.

    Si tu le dis…

    Tou parles anglais alora ?

    Bravo, belle déduction…

    Moi, yé parle cinq langues.

    Cool.

    Tou as déjà vou le Mexique?

    Non, jamais.

    Mon pays a oun coultoure. Tou as déjà entendou parler des Incas?

    Oui, je n’ai râté aucun épisode des “Mystérieuses Cités d’Or”.

    Muy bieñ ! Tou as de beaux yeux, comme des étoiles dans le cosmos. Tou es tellement charmante qué yé envie de faire quelque chose pour toi: du guacamole tou connais ?

    Non, mais ça ira, merci.

    Tou sais, moi yé parle bien français, yé appris tout seul avec ma guitare en chantant les Biteless, ” Let it be”. Tou voudras qué yé joue de la guitare ?

    Malheureusement, j’écoute seulement du youkoulélé. Ah beurk !!!

    Quoi, qu’est-ce que tou as ?

    J’viens de marcher dans une crotte de chien ! je m’exclame dégoûtée, en essuyant ma chaussure contre une feuille.

    Ma, c’est la natoure ! Quand y’étais en Bolivie, y’avais loué oun âne pour monter en haut de la montagne, et tou sais là-haut, y’a pas de toilettes, tou fais dans la natoure, c’est plou sain qué dé sé réssouyer avec dou papier, ça té laisse des moutons dans lé coul ! Ma pourquoi qué tou rigoles ?

    Non, pour rien, laisse tomber. De toute façon, c’est ici que je m’arrête.

    Tou es déjà fatiguée?

    Oui, c’est ce que me dit souvent mon conjoint aussi.

    Bientôt quand tou courras tous les jours, tou pourras courir plou vite et plou longtemps. Et tout pourras faire ça aussi…

Je crois que Jean- Claude Vandamme a pris possession du corps de Luis qui est en train de faire une démonstration de grand écart latéral sous le regard amusé des autres joggeurs.

    Bon ben salut ! trop pressée d’en finir.

    Attends oun minoute ! Y’habite en face dou parc. Tou viens sonner quand tout veux.

    C’est ça Luis, merci, merci beaucoup. A la prochaine, hein…

 Je sens que mes baskets vont encore rester un paquet de temps dans le placard…

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