Archive pour avril, 2011

Luis, le joggeur

 Voilà l’été qui arrive, avec son lot de coups de soleil, de jupes, et surtout de kilos d’hiver dont il faut se débarasser.

Le verdict de mon pèse-personne est sans appel :

Luis, le joggeur  dans Bordel de crotte de zut ! va_courrir2

Ca tombe bien, il y a un parc près de chez moi, ni une , ni deux, j’enfile mon survêt et une paire de baskets, et zou, la taille 38 ne sera bientôt plus un rêve !

Malgré la musique entraînante de mon MP3, la remise en marche de ma carcasse est un peu pataude et les premières foulées sont raides. On dirait un cyborg en train de courir avec un manche à balai coincé dans le cul. J’entame mon cinquième premier kilomètre quand j’entends les pas d’un joggeur derrière moi. Quand je ralentis, il ralentit, quand j’accélère, il accélère.

Soudain, il s’écrie: “BRAVO!”

    Hein ? je fais, le souffle coupé.

    Bravo, tou cours muy bieñ. 

    Merci.

Yé m’appelle Luis.

 Contente pour vous.

Je rebranche mon MP3, mais le joggeur, Luís, continue son monologue en adaptant son allure à la mienne.

    Tou sais, tou dois inspirer, expirer, si tou cours deux ou trois fois par semaine, tou ne sentiras plou la douleur. Tou as déjà couru à des marathons ?

     Non, jamais.

     La vie est vraiment pleine de sourprises ! Yé cours et yé té vois. Ma tou es vraiment souperbe !

Pause: j’aimerais tellement vous dire que ce monsieur était d’une précision redoutable, mais regardez-moi, en train de suffoquer comme un bœuf en chaleur, suant de partout même des sourcils, les joues en feu, un fin filet de morve pendant au nez que je ravale dans un raclement de gorge, alors force est de reconnaître que l’on fait plus facilement sexy dans le genre !

    Et ta cheveloure, elle est magnifique!

    Oui, mes trois enfants ont les mêmes cheveux que moi.

    Wouah, bravo, trois enfants et tou cours toujours comme oun lapine ! Muy bieñ, muy bieñ. Yé viens courir ici tous les dimanches, on pourrait courir ensemble si tou veux.

    Non, sans façon merci, je suis overbookée en ce moment.

    Ma tou fais quoi?

    Je suis prof d’anglais.

    Ma tou es en vacances alora ! Muy bieñ ! Tou sais, yé suis Mexicain, y dans mon pays, on admire la cheveloure des femmes. C’est la première chose que yé vou chez toi, me dit-il en fixant ma poitrine qui ballotait à chacune de mes foulées.

Il poursuit tandis que je scrute des yeux un raccourci pour regagner mon véhicule au plus vite.

    Dans mon pays, on dit qué lé passé c’est l’histoire, lé foutour c’est lé mystère, et lé présent c’est oun cadeau, la preuve yé souis ici avec toi.

    Héhé, et dans mon pays, on dit “il ne faut pas abuser des bonnes choses”, alors adios!

    Yé souis sour qué tou es oun personne très optimiste, tou souris tout le temps.

    Je ne souris pas là, je suis crispée à cause d’un point de côté !

    Tou veux qué j’appouie?

    Grrr bas les pattes! Ca va, c’est passé.

    Tou sais, la respiracione, c’est très important. Tou peux courir 20 kilomètres si tou ventiles bien, ça s’appelle la “respiracione contrôlée”. Tou passe par le ventre. C’est bon pour lé mental.

    Si tu le dis…

    Tou parles anglais alora ?

    Bravo, belle déduction…

    Moi, yé parle cinq langues.

    Cool.

    Tou as déjà vou le Mexique?

    Non, jamais.

    Mon pays a oun coultoure. Tou as déjà entendou parler des Incas?

    Oui, je n’ai râté aucun épisode des “Mystérieuses Cités d’Or”.

    Muy bieñ ! Tou as de beaux yeux, comme des étoiles dans le cosmos. Tou es tellement charmante qué yé envie de faire quelque chose pour toi: du guacamole tou connais ?

    Non, mais ça ira, merci.

    Tou sais, moi yé parle bien français, yé appris tout seul avec ma guitare en chantant les Biteless, ” Let it be”. Tou voudras qué yé joue de la guitare ?

    Malheureusement, j’écoute seulement du youkoulélé. Ah beurk !!!

    Quoi, qu’est-ce que tou as ?

    J’viens de marcher dans une crotte de chien ! je m’exclame dégoûtée, en essuyant ma chaussure contre une feuille.

    Ma, c’est la natoure ! Quand y’étais en Bolivie, y’avais loué oun âne pour monter en haut de la montagne, et tou sais là-haut, y’a pas de toilettes, tou fais dans la natoure, c’est plou sain qué dé sé réssouyer avec dou papier, ça té laisse des moutons dans lé coul ! Ma pourquoi qué tou rigoles ?

    Non, pour rien, laisse tomber. De toute façon, c’est ici que je m’arrête.

    Tou es déjà fatiguée?

    Oui, c’est ce que me dit souvent mon conjoint aussi.

    Bientôt quand tou courras tous les jours, tou pourras courir plou vite et plou longtemps. Et tout pourras faire ça aussi…

Je crois que Jean- Claude Vandamme a pris possession du corps de Luis qui est en train de faire une démonstration de grand écart latéral sous le regard amusé des autres joggeurs.

    Bon ben salut ! trop pressée d’en finir.

    Attends oun minoute ! Y’habite en face dou parc. Tou viens sonner quand tout veux.

    C’est ça Luis, merci, merci beaucoup. A la prochaine, hein…

 Je sens que mes baskets vont encore rester un paquet de temps dans le placard…

Mon fils est amoureux

Mon fils Doudou, vient de souffler ses 7 bougies. L’occasion pour moi de voir qu’il grandit, mais qu’il ne sait toujours pas s’habiller tout seul. Et qu’il ressent ses 1ers émois.

Oui, mon fils est amoureux.

La demoiselle s’appelle Chanèze. (Chéri trouvait que ça faisait prénom d’actrice porno.) « Chacha », comme mon fils l’appelle, est donc invitée à la fête d’anniversaire que j’oragnise à la maison. Histoire de voir à quoi ressemble celle qui a dérobé le coeur de mon fils.

D’abord, force est de constater que mon fils a bon goût, la petite est mignonne comme tout. Par contre, elle a du caractère. Et des admirateurs. Beaucoup d’admirateurs. Tous les copains de Doudou tournent autour de Chacha comme si elle était un carambar géant.

La miss hésite encore entre mon fils et un dénommé Victor. Rien que pour le prénom, mon fils a un point d’avance. Et puis, en plus, Victor, il met des chaussettes avec ses sandales…

Doudou: 2 – Victor: 0

Pendant que je distribue des Chupa Chups, j’en profite pour encourager mon fils à complimenter Chacha, s’il veut pouvoir faire pencher la balance en sa faveur.

D’une démarche mal assurée, il s’approche doucement de Chacha et de sa horde de prétendants. Il reste à ses côtés 10 longues secondes, frôlant son épaule, à quelques centimètres de son visage, avant de lui chuchoter timidement dans l’oreille :

- Mmmm, elle sent bon ta sucette !

Mais qu’est-ce qu’elle leur apprend la maitresse en CP ho ? Elle ferait mieux de leur enseigner comment faire des proses auprès de jolies donzelles plutôt que de leur apprendre les compléments à 10, quoi sans blague !

Bref, l’heure tourne, et avant qu’ils ne transforment ma maison en catastrophe nucléaire, je décide de les emmener au parc.

Evidemment, sur le trajet, tous se battent pour donner la main à Chacha, qui elle est déjà occupée à décider à quel jeu on va jouer:

- Alors, moi, on dirait que je m’appellerai Sam et que je serai une princesse. Qui voudra être mon prince ?

-Moi!

-Moi!

- Moi, je serai un pompier.

- Moi, je serai ton roi (bien joué Victor) (Victor: 1 / Doudou: 2)

 Et là, Doudou demande, tout penaud:

- Ben je croyais que j’étais ton amoureux ?

(j’te raconte même pas comment à cet instant précis, mon tit coeur de maman s’est fendu comme le vase de mon ex-belle-mère que j’ai jeté accidentellement renversé  (le vase, hein, pas mon ex-belle-mère))

- Oui, mais là c’est pour de faux dans le jeu. Dans la vie, c’est toi mon amoureux. Toi et Victor.

(la *biiiiiiiiiiiip* !!!)

Puis, ils prennent le tobbogan en guise de château et doivent délivrer la pétasse princesse retenue en otage par un dragon.

Les garçons, ils trouvent que ça va 5 minutes d’être les bouffons de la princesse et que ce serait mieux de courir sur la butte et de la redescendre en se laissant rouler sur l’herbe.

Tous sauf mon Doudou qui en profite pour s’approcher de sa toute belle, qui a du mal à monter le mur d’escalade menant au tobbogan.

- Tu veux que je t’aide à grimper ? lui demande t-il d’une petite voix.

- Si tu veux, qu’elle lui répond.

Et là, il marque non pas un, ni deux, ni trois points. C’est carrément la lune qu’il décroche, ou du moins, qu’il effleure en lui collant sa main aux fesses de Sam-la-Princesse-Pimbêche, tout en poussant un « ho-hisse » car elle a (quand même) l’air de peser son poids, la demoiselle.

Tu crois qu’elle l’aurait remercier ?

Non, à peine montée qu’elle redescend par une rampe semblable à celle des pompiers.

(« Ou semblable à celle du Lido », comme ferait remarquer à juste titre Chéri. Note pour moi-même: ne pas oublier ce soir de passer un interrogatoire à Chéri sur tu-m’as-l’air-d’en-connaitre-un-rayon-entre-le-Lido-et-les-prénoms-d’actrices X)

Chacha se donne en spectacle, sous le regard admiratif de mon fils qui doit penser que c’est décidément trop cool de faire le cochon pendu quand on porte une jupe en jean.

Doudou a reçu beaucoup de cadeaux ce jour-là, mais le plus beau de tous, c’est quand ils sont rentrés du parc main dans la main, sa Chacha et lui.

 Ca, et les toupies Beyblade.

Faut pas déconner nan plus, ho.

Un curé dans ma casa

Voilà, à chaque fois c’est pareil, je rentre chez moi, et au lieu de corriger mes copies devant la téloche attentivement, je suis irrémédiablement attirée par l’ordi, et me voilà, pauvre âme que je suis, en perdition sur un monde virtuel (mais avec des sites trop d’la balle comme ventes privées.com) (d’ailleurs, ils ont une sélection de maillots de bain en ce moment, ouh là là là là…)

Bref, mon dilemme: un tas de copies avec une écriture en caca de mouche, ou facebook/ventes-privées/3suisses/hotmail/alloshowtv.

Le choix est vite fait.

Mais là, pour toi lecteur, je renonce à tous ces sites qui me tendent les bras à travers mon modem, (j’espère que tu apprécies le sacrifice), car faut que je te parle. Oui, car figure-toi qu’il y a un curé qui va venir chez moi ce soir.

Ouaip.

Carrément.

Avec Chéri, on a prévu de se marier en août, tu vois. Alors, on a eu toute une préparation au mariage, des rencontres avec d’autres couples qui ont fait le choix eux aussi  de se passer la corde au cou de s’unir pour la vie, même qu’on a eu un couple de »coach » (je leur dédierai prochainement un article), et voilà qu’on reçoit un mail du prêtre (trop canon si tu veux savoir) qui va nous marier (à notre demande, car les 2 autres prêtres n’avaient pas le physique de Tom Cruise ne nous inspiraient pas, et que Chéri aussi, il le trouve plutôt bien gôlé le curé)  et qui nous dit: « Je viendrai diner chez vous mardi à 20 heures. Par contre, j’ai le regret de vous informer que je suis dans l’obligation de rejeter votre demande de chants de Gospel à votre cérémonie. Et non, vous ne pourrez pas non plus lire un extrait du Petit Prince, même si le passage avec la rose est effectivement très joli. »

Alors, d’abord, à mon prochain mariage, c’est clair et net que je ne ferai pas appel à lui.

Ensuite, on fait quoi à bouffer pour un prêtre quand c’est Carême ? Une côte de boeuf ou du poisson ? Et puis, d’où qu’on pourrait pas avoir les sosies des Jackson Five chantant Amazing Grace à l’église ? Et pis, depuis quand les prêtres, ils ont un compte facebook ? (ouais, chuis allée faire ma curieuse…) (d’ailleurs, son mur est publique et ça m’a trop fait marrer de lire « A Pâques, on sera un peu plus saints, on aura un peu plus des têtes de ressuscités, parce que le Ressuscité nous accompagne« .)

C’est quoi exactement « avoir des têtes de ressuscités ? » C’est la tête qu’ont mes élèves quand ils reviennent au lycée le lundi matin 8h après avoir passé un week-end à picoler ???

Du coup, je me suis sentie obligée d’apprendre une prière, au cas où il nous fait une interro surprise avant de passer à table:

- Kinou, auriez-vous l’aimable obligeance de réciter le bénédicité ?

Alors, je suis allée sur internet pour voir ce qu’il y avait comme prière avant le diner. Et je l’ai récitée à ma fille. Mais impossible de m’en rappeler au bout de 2 heures. Comme mes élèves avec leurs verbes irréguliers.  Pourtant, c’est pas compliqué: y’a qu’une seule ligne !

Seigneur, bénis ce repas et tous ceux qui l’on préparé, donne du pain à ceux qui n’en ont pas.

Maladroite comme je suis, je serai bien capable de dire: « Seigneur, bénis-moi car je n’ai pas carbonisé ce repas, et donne-moi du pain car j’ai oublié de faire un saut à la boulangerie« .

Mal. Je suis mal. En plus, je suis tellement stressée que j’ai bouffée ma French manucure: vernis, paillettes et capsules de faux-ongles comprises (en même temps, vaut mieux ça que de les perdre dans le plat que je vais lui cuisiner au curé) (par contre, qu’est-ce que ça se digère mal, des faux ongles !)

Je pourrais lui cuisiner une tarte à l’hostie. Et des religieuses en dessert.

Le pire du pire, c’est qu’à cause de lui, je vais louper X-Factor  moi ce soir…

Trop un ouf !

Dans mon bahut, on est 9 profs d’anglais.

Et y’a que 3 lecteurs (à cassette, hein, parce que quand on demande des lecteurs CD, on te répond que c’est pas possible, que ça coûte trop cher, et que y’a déjà un labo de langues avec des ordis de prévu pour dans 5 ans, alors ton lecteur Cd, tu peux te le caler bien profond là où le chef des travaux le pense) ( on n’a pas encore testé la demande avec port USB…), qu’il faut se le partager entre nous, et que c’est une galère pas possible.

Du coup, petite ingénieuse que je suis, je me suis achetée moi-même mon lecteur k7-CD, oui oui, comme une grande, avec mes propres deniers gagnés à la sueur de mon Stabilo bleu. D’ailleurs, ça m’a valu de prendre 10 ans en l’espace de 30 secondes quand ma fille m’a demandé:

 » C’est quoi, une cassette ? »

[ Je reviens, je pars me Botoxiser]

Toujours est-il que je me la pète dans les couloirs du bahut avec une démarche qui n’a rien à envier aux Bee-Gees, en arborant fièrement MON lecteur rouge écarlate (qui n’est pas sans me rappeler la couleur de mon placenta.)

Et magnanime que je suis (je sais pas ce que ça veut dire, mais je trouve que ça sonne bien), je consens à le prêter à mes collègues, parce que profs, c’est pas (que) des humains qui font chier d’autres humains à grands coups d’interros surprises, tu vois. Etre prof, c’est être solidaire, main dans la main, cartable contre cartable, tous unis pour transmettre à nos jeunes le Savoir qui leur permettra de trouver un bon job et de payer ma retraite.

Amen.

L’autre jeudi, j’arrive à 8h29 précises, m’apprêtant à jeter un oeil dans mon casier et prendre par la même occasion mon lecteur (qui est rouge, je te le rappelle) quand [voix gravissime de David Pujadas] soudain, c’est le drame.

L’horreur et la stupéfaction me pétrifient instantanément sur place.

Puis, je deviens aussi rouge que mon lecteur CD (que je n’ai toujours pas retrouvé).

Evidemment, la cloche sonne (et je ne vise personne en disant cela), et moi, chuis pas dans la mouise avec mon cours du jour qui n’est basé que sur de la compréhension orale. Of course.

C’est un cauchemar, encore plus pire que la fois où j’avais rêvé que je venais faire cours en chaussons. Sans mon lecteur (rouge hémoglobine), je me sens aussi nue qu’une limace qui aurait voulu être un escargot.

Ouaip, y’a pas meilleure métaphore…

Bref, je mène l’enquête et il se trouve qu’un de mes indics me révèle le nom du coupable: c’est le prof de nutrition qui me l’a emprunté la veille et qui s’est bien gardé de le ranger à sa place. Le bougre !

Alors, déjà, on est d’accord que:

1) Enseigner l’anglais, c’est plus kiffant que d’enseigner les calories.

2) S’il continue à me faire des coups tordus comme ça, je sais par où je vais les lui faire bouffer ses 5 fruits et légumes par jour !

3) C’est MON lecteur quoi, bordel de crotte de zut !

Du coup, une gentille collègue vient à ma rescousse et me prête un lecteur CD.

L’histoire ne retiendra pas que je me suis tapée la honte devant mes élèves de 1ère (section EDF) car je ne savais pas le manipuler…. Que du coup, j’étais encore plus énervée à la fin du cours. Et que du coup, à la deuxième heure de cours, mes pauvres petits élèves de seconde, tout mimis et choupis qu’ils sont, ils se sont installés en silence, et jamais, je dis bien JAMAIS, en 8 ans de carrière, je n’ai eu d’élèves à s’installer en silence.

C’est dire à quel point ils ont ressenti ma détresse.

C’est alors qu’ils s’enquièrent du pourquoi madame, vous êtes vénère today (trop mignon d’essayer de me remonter le moral en incrustant des tits mots d’anglais de ci, de là…), keskispasse mdame, vous avez vos rulers ? (j’suis trop énervée pour lui expliquer qu’avoir ses règles, c’est pas la même chose que d’avoir ses règles)

Et là, je m’allonge sur mon bureau, la main posée sur le front, et je déballe tout, en remontant jusqu’à ma plus tendre enfance.

(Bon, en vrai, je leur ai juste dit: « Me prenez pas la tête aujourd’hui, déjà qu’on m’a chourav mon lecteur cd, alors si en plus je dois vous supporter, ça va pas le faire! »)

(ou presque)

- Oh z’y va m’dame ! Qui c’est qui vous a chourav votre lecteur ? J’vais lui faire la misère à c’type, me !

Et là, magnanime que je suis (je ne sais toujours pas ce que ça veut dire), j’ai pris sur moi pour bien articuler le nom du collègue-choureur de lecteur CD rouge.

Limite je l’aurais écrit au tableau. En grand. Ou sur un vidéo-projecteur, police 54.

- Vous inquiétez pas m’dame, on va vous venger. Plus jamais il vous le piquera, votre machin.

Du coup, j’ai eu peur que ça n’aille trop loin. Après tout, ce n’est jamais qu’un lecteur Cd (rouge). Alors, à la récré, j’en ai profité pour prévenir le collègue:

- Hé Bidulle, c’est pas toi par hasard qui aurait emprunté mon lecteur (rouge) et qui aurait oublié par hasard de le ranger ensuite ?

- Ah si, oui, en effet, hi hi, désolé, hi hi.

- Désolée moi aussi, d’avoir demandé aux élèves de te pourir ton cours de cette aprèm.

- Oh noooooon, Kinou, t’as pas fait ça ? Allez, j’te paye un chocolat chaud et on en parle plus, ok ?

Mouhahahaha, douce vengeance….

 

 

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